Employabilité

Réformes douanières et transformation des flux logistiques

Réformes douanières et transformation des flux logistiques

Trois euros par article et toute une chaîne à réorganiser. La fin de la franchise sur les petits colis change le quotidien des entrepôts et des services transports.

Ce que la réforme douanière a changé

Depuis le 1er juillet 2026, la fin de la franchise douanière s'applique dans l'ensemble de l'Union Européenne. Les colis d'une valeur inférieure à 150 euros, jusqu'ici exonéré de droits, supportent désormais un droit forfaitaire de trois euros par catégorie d'article. C'est le règlement européen 2026/382, adopté en février dernier. 

Rien n'est pour autant figé. 

Le régime court encore jusqu'au 1er juillet 2028, le temps que la plateforme de données douanières de l'U-E soit opérationnelle. Un dispositif européen de frais de gestion doit également s'y ajouter au 1er novembre 2026. 

Pour les entreprises, la conséquence est immédiate ; une déclaration en douane sur des flux qui y échappaient, un recalcul des coûts d'acheminement et une révision des conditions commerciales avec les clients finaux. Les services logistiques sont les premiers visés de la chaîne avec le classement tarifaire des articles, la mise à jour des systèmes d'information, le traitement des colis bloqués... 

Ces compétences relèvent de la gestion réglementaire de l'activité logistique, enseignée dans un bachelor logistique

Un secteur qui recrute massivement

Selon France Travail, l'enquête Besoins en main-d'œuvre prévoit 94 000 projets de recrutement dans le transport et la logistique en 2026, pour un secteur qui emploie 1.6 million de salariés répartis dans plus de 70 000 établissements. 

Trois évolutions expliquent cette demande : 

  • La croissance du e-commerce, qui multiplie les flux et les retours à traiter
  • Le renouvellement des générations, dans une filière où de nombreux encadrants partent à la retraite
  • La montée des exigences environnementales, qui obligent à repenser les méthodes de transport. 
Le secteur reste pourtant mal connu. L'image du métier physique et peut qualifier colle à une filière qui recrute beaucoup, avec une part croissante de postes d'encadrement.
Le dernier kilomètre sous pression

Le dernier kilomètre sous pression

La réforme douanière n'agit pas seule. Elle s'ajoute à une contrainte qui est plus ancienne, livrer vite, en ville, sans dégrader le bilan carbone. 

 

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Gérer les retours, un métier à part. 

Le commerce en ligne à fait émerger une activité que peu d'étudiants connaissent avant d'entrer en formation, la logistique inversée. Il s'agit donc d'organiser le chemin retour des marchandises, du client vers l'entrepôt, puis vers le reconditionnement, la revente ou encore le recyclage. 

Un colis retourné coûte très souvent plus cher à traiter qu'un colis expédié. 

Il faut pouvoir le réceptionner, l'inspecter, décider de son sort, mettre à jour le stock… Et depuis juillet s'ajoute une nouvelle question : que devient le droit de douane acquitté à l'import ? 

Le pilotage de flux d'information compte alors autant que celui des flux physiques. Lire un système d'information logistique, en corriger les paramétrages, en tirer des indicateurs fiables… Ces compétences figurent au programme d'un bachelor logistique

Piloter des flux, pas seulement les exécuter

Un responsable d'exploitation ne conduit pas de camion, ne prépare pas les commandes. Il décide par contre, de l'organisation qui rend ces opérations justement possibles. 

Concrètement, établir un plan de transport, anticiper les besoins en stockage, ordonnancer les expéditions, arbitrer entre un délai et un coût. Puis négocier avec les transporteurs sur les tarifs, avec les fournisseurs sur les délais, avec les clients sur les conditions de service...

La démarche RSE traverse désormais l'ensemble de ces décisions. Choisir un mode de transport moins émetteur, réduire les kilomètres à vide, mesurer l'empreinte carbone d'un schéma logistique, ces arbitrages sont entrés dans les objectifs des équipes, pas seulement dans les rapports annuels. 

C'est ce socle qui est enseigné à l'école de commerce à Rennes Ipac Bachelor Factory. 

Tu as envie de voir l'école de plus près ?

Se former pour gérer ces enjeux

Si ces sujets t'intéressent, l'école de commerce Ipac Bachelor Factory Rennes propose un bachelor logistique qui couvre l'ensemble de ces problématiques : gestion des flux entrants et sortants, tenue des stocks et pilotage de l'entreposage, logistique inversée, systèmes d'information logistiques et droit du transport.

La spécialisation en un an

Elle correspond à la troisième année du bachelor et s'adresse aux titulaires d'un bac++2 validé, soit 120 crédits ECTS. Elle se suit intégralement en rythme alterné. Le challenge Planète RSE, organisé autour de la responsabilité sociétale s'appuie sur des cas proches. 

Deux chemins y mènent. Soit tu arrives d'un BTS ou un BUT obtenu, soit tu passes par le Bachelor Open, les deux premières années en formation initiales, de septembre à mars, avec un stage de trois mois en France ou à l'étranger ainsi que le Factory Game, un jeu d'entreprise. Ces deux années proposées par Ipac Bachelor Factory Rennes servent justement à choisir ta spécialité. 

Un diplôme reconnu par l'Etat

Le bachelor logistique est une certification professionnelle de niveau 6, inscrite au RNCP (39106) intitulée "Responsable Opérationnel de la chaîne Logistique" pour un total de 180 crédits ECTS. Elle mène aux postes de responsable d'exploitation, approvisionneur, affréteur, gestionnaire logistique ou agent d'exploitation et de planification.

L'admission

L'admission se tient en deux étapes : un dossier puis une mise en situation professionnelle orale de dix minutes doublée d'un entretien de motivation. Si tu veux comprendre comment une entreprise réorganise ses flux quand la réglementation change, ce bachelor logistique te donne les bases pour agir dès la sortie d'études. 

FAQ : tes questions sur le sujet !

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